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La solitude ça existe

La plupart d’entre nous avons éprouvé à l’occasion un sentiment d’isolement. Que faire lorsque cette solitude refuse de nous quitter? Poursuivez la lecture afin de comprendre le piège de la solitude.

Lorsque la personne qui partageait sa vie depuis longtemps l’a quittée pour une femme plus jeune, Ruth était anéantie. En plus de la douleur et du sentiment de rejet liés à cette perte, elle se souvient surtout de l’insoutenable solitude qui a suivi. Ce sentiment ne découlait pas uniquement du fait qu’elle vivait seule pour la première fois de sa vie et que tous ses amis semblaient être en couple : « Je me sentais coupée de tout et de tous. Je désespérais de ne plus jamais avoir une nouvelle relation. J’avais très peur et je me sentais extraordinairement seule. »

« Il y a une solitude si grande dans ce monde que vous pouvez la voir dans le mouvement lent des aiguilles d’une montre. », a dit Charles Bukowski dans son livre, L’amour est un chien de l’enfer.

La solitude est subjective. Si une personne est terrifiée à l’idée d’être seule, une autre entrevoit cela plutôt comme une délivrance; la possibilité de se libérer des exigences des autres. Que l’on soit quelqu’un qui aime faire la fête et qui adore être toujours entouré, ou que l’on préfère plutôt être seul ou en compagnie de quelques proches, le sentiment d’isolement découle d’un besoin non comblé en matière de contact social et non du fait d’être seul.

Le sentiment d’isolement peut nous donner l’impression d’être absents ou déconnectés des autres. Il peut miner notre personnalité et détruire notre aisance sociale. Il peut également être extrêmement douloureux, accablant et d’une morosité dévastatrice.

Seul au milieu de la foule

Nul besoin d’être seul pour se sentir seul – il n’y a qu’à penser à l’isolement que l’on peut ressentir lors d’une fête ou même parmi des amis. Que l’on soit entouré d’étrangers ou de personnes que l’on connaît bien, un contact social doit être authentique si nous espérons en retirer un véritable sentiment de rapprochement.

« Je trouve étrange d’être si universellement connu, et pourtant si perpétuellement seul », a affirmé Albert Einstein.

Ce fait est une réalité, peu importe la façon dont on choisit d’entrer en contact avec les autres. De nos jours, ce contact passe de plus en plus par Internet. Notre société de consommation a tendance à assimiler l’amitié à une marchandise, comme s’il s’agissait d’un objet de collection ou d’un produit à acheter. Ainsi, peu importe le nombre d’amis que l’on a sur Facebook, on peut tout de même se sentir seul.

Une épidémie de solitude

À une époque où nous pouvons entrer en contact avec plus de personnes que jamais par un simple clic, nous n’avons jamais été aussi seuls. Une étude menée l’année dernière par l’organisme caritatif Mental Health Foundation a révélé qu’une personne sur dix avoue ressentir de la solitude et que de façon générale une personne sur deux se sent seule.

Les raisons derrière ce fait sont complexes, mais l’étude attribue ceci au déclin de la vie en communauté, ainsi qu’aux changements sur le plan des structures sociales et professionnelles. Les gens vivent loin de leurs familles, un nombre croissant de personnes vivent seules, les commerces et services locaux ont cédé leur place aux centres commerciaux situés à l’extérieur de la ville, et le travail a pris le pas sur le temps en famille et entre amis; voilà quelques-uns des changements qui contribuent à cette épidémie de solitude.

Pas tous des inadaptés sociaux

La bonne nouvelle est que si vous traversez une période d’isolement dans votre vie, cela ne veut pas pour autant dire que vous êtes incapable de vous entendre avec les autres. Les études démontrent qu’en moyenne, les personnes qui ressentent de la solitude ne passent pas plus de temps seules, ne sont pas moins attirantes, éduquées ou intelligentes, et ont les mêmes aptitudes sociales que les autres. La différence est que ces personnes peuvent avoir une plus faible tolérance à la solitude ou une sensibilité accrue à la solitude que les autres. Selon les neuroscientifiques sociaux, cela entrave leur capacité à manifester leurs aptitudes sociales.

Par conséquent, si on ressent de la solitude, cela ne signifie pas qu’on est un inadapté social. Il faut plutôt retrouver sa confiance en soi afin de recommencer à former des liens avec les autres et reprendre sa vie en main.

Se libérer du piège de la solitude n’est pas chose facile, mais comprendre comment la solitude nous affecte est un bon point de départ.

En quête de solitude

Bien que nous soyons des êtres sociaux, pour la plupart d’entre nous un peu de temps pour soi peut être bénéfique. La solitude peut être souhaitable puisqu’elle nous permet de nourrir notre créativité, de prendre du temps pour la réflexion, ou simplement parce qu’elle nous offre une pause bien méritée, à l’abri des exigences des autres.

Être seul avec nos pensées et nos sens peut donner une intensité toute particulière à la vie, le coucher du soleil nous semble alors plus majestueux et l’air du soir nous paraît plus doux. Selon le théologien et philosophe américain Paul Tillich, la langue a créé le mot « isolement » pour exprimer la douleur d’être seul, et le mot « solitude » pour exprimer la gloire d’être seul.

Il s’agit de trouver l’équilibre qui nous convient entre le temps passé seul et le temps de qualité passé en compagnie des autres.

Qu’est-ce que la solitude?

Peu d’entre nous peuvent affirmer ne jamais nous sentir seuls, la solitude fait partie de l’expérience humaine. Comme la douleur, le sentiment d’isolement a sa raison d’être. Il s’agit d’un mécanisme de défense vieux comme le monde qui nous incite à rechercher la sécurité des groupes sociaux.

Si notre besoin de contact social n’est pas comblé, notre organisme nous fait savoir que quelque chose ne va pas en déclenchant la réaction de lutte ou de fuite qui s’active lorsque nous nous sentons menacés de quelque manière que ce soit. Cette réaction entraîne des changements physiologiques, notamment une accélération du rythme cardiaque, un éveil des sens et un ralentissement du processus de réflexion. Notre corps se prépare à l’action – dans ce cas-ci, pour nous inciter à entrer en contact avec les autres.

La plupart d’entre nous avons éprouvé un sentiment d’isolement passager à un moment ou à un autre de notre vie. En général, nous traversons ces moments avec aplomb en attendant la prochaine occasion de rapprochement. Cette situation devient problématique lorsque ces sentiments durent et que la solitude devient chronique.

La solitude chronique peut être causée par l’absence de possibilités de nouer des liens véritables. Certains exemples extrêmes comprennent l’isolement cellulaire, le fait d’être alité ou confiné à domicile pour une raison quelconque ou encore de déménager dans un pays dont on ne parle pas la langue. Il existe aussi certaines raisons moins apparentes, comme être pris au piège dans une relation contrôlante ou abusive, ou vivre ou travailler au sein d’une communauté où l’argent et le statut social priment sur tout le reste.

Toutefois, un sentiment d’isolement aigu et persistant peut aussi résulter de l’expérience de la solitude elle-même et de la façon dont celle-ci entrave notre capacité à nouer des liens véritables avec les autres.

Le piège de la solitude

Les études démontrent qu’une solitude chronique et persistante a des effets néfastes sur les systèmes immunitaire et cardiovasculaire, et est associée au stress et à la dépression. Un sentiment d’isolement peut entraîner une consommation excessive d’alcool, une alimentation malsaine et une diminution de l’activité physique. Certaines données semblent même indiquer que la solitude chronique peut accélérer le processus de vieillissement.

La solitude affecte également notre perception de nous-mêmes et, fondamentalement, notre façon d’interagir avec les autres et d’interpréter leurs intentions. Lorsque nous sommes pris dans le piège d’une solitude abyssale, notre perception du monde est faussée, ce qui déclenche alors un cercle vicieux de pensées, d’émotions et de comportements autodestructeurs. Plus la solitude s’installe, plus le problème s’enracine et plus il est difficile de s’en libérer.

En fait, lorsqu’on se sent seul, le type d’énergie que l’on dégage peut faire en sorte que les gens se sentent moins aimables envers nous. On peut également se sentir moins bien disposés envers les autres, ce qui est contraire à nos besoins de rapprochement.

Friedrich Nietzsche affirmait qu’une personne seule tend la main trop rapidement à quiconque croise son chemin.

En plus de diminuer l’estime de soi (« les gens ne m’aiment pas », « je ne sais pas comment parler aux gens », « je ne me ferai jamais d’amis », « je serai toujours seul »), ce qui peut rendre mal à l’aise en société, la solitude rend le monde plus menaçant. Comme l’ont expliqué John Cacioppo et William Patrick dans leur livre, Loneliness, lorsque nous éprouvons un sentiment d’isolement, les autres peuvent nous sembler plus critiques, compétitifs, dénigrants médisants et hostiles.

Cette peur du rejet nous met sur la défensive, ce qui modifie à son tour notre manière de nous comporter, nous rendant encore plus vulnérables.

Question de jugement

Lorsqu’on éprouve de la solitude, notre système normal de jugement est relégué au second plan, ce qui nous rend plus susceptibles de mal interpréter les intentions des autres. Par exemple, on peut imaginer que les gens nous évitent ou encore mal interpréter leurs paroles. Pire encore, lorsque les gens sont amicaux, même si nous ne les prenons pas à partie, nous pourrions avoir tendance à ignorer leur amitié ou à ne pas en retirer de plaisir.

Dans son état d’isolement, Ruth a trouvé qu’elle était particulièrement sensible aux remarques de ses amis. « Bien que mes amis me témoignaient du soutien, je me sentais facilement critiquée et déçue. J’avais parfois l’impression qu’ils se rangeaient du côté de mon ancien conjoint ou qu’ils me critiquaient d’avoir eu une relation avec lui. Cela a failli détruire une profonde amitié, car j’ai longtemps eu un sentiment de trahison. »

La solitude peut aussi pousser les gens à agir d’une façon qui les expose au rejet tant craint en jouant les victimes, accusant les autres ou en s’en prenant à eux, ou simplement en tentant désespérément de plaire. De plus, lorsqu’on se sent seul, on a plus tendance à adopter des comportements autodestructeurs comme une consommation excessive d’alcool ou l’abus de drogues, ou avoir des crises de boulimie ou prendre un rapport sexuel sans lendemain pour un véritable moment d’intimité. En fin de compte, ces comportements augmenteront le sentiment d’isolement.

Plus nous sommes seuls et en manque d’affection, plus les autres auront tendance à nous fuir et plus nous devenons isolés.

Qu’est-ce qui nous rend plus vulnérables à la solitude?

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus sujettes au sentiment d’isolement que d’autres? Tout le monde connaît quelqu’un d’indépendant qui ne semble pas avoir besoin des autres autant que nous, peut-être sommes-nous même une de ces personnes. À l’inverse, peut-être avons-nous l’impression d’avoir plus besoin des autres, qu’ils n’ont besoin de nous. Ce sont ces différences qui rendent l’expérience de la solitude si subjective.

Selon les neuroscientifiques sociaux, notre besoin d’inclusion (ou notre sensibilité à l’exclusion) serait déterminé très tôt et serait façonné par nos gènes et l’environnement social dans lequel nous avons grandi. Voilà pourquoi certains d’entre nous ont une plus faible tolérance (ou une plus grande sensibilité) à la solitude.

Ainsi, une personne pourrait se déraciner de la communauté au sein de laquelle elle évolue depuis des années et repartir ailleurs à zéro sans trop de perturbations. Pour sa part, une autre personne pourrait se sentir perdue et misérable sans un contact physique quotidien avec ses proches et ses amis et avoir beaucoup de mal à nouer de nouveaux liens.

Qu’est-ce qui déclenche le sentiment d’isolement?

Bien que peu d’entre nous soient immunisés contre le sentiment d’isolement, une prédisposition héréditaire à la solitude jumelée à des épreuves de vie difficiles peut augmenter la vulnérabilité.

Personne ne conteste le fait que d’importants changements de vie comme déménager, faire une pause dans sa carrière pour élever un bébé, perdre son partenaire de vie ou vivre plus longtemps que ses amis pourraient rendre plus difficile la possibilité de combler ses besoins en matière de véritables contacts sociaux. Pour les personnes qui souffrent facilement de la solitude, le défi est encore plus grand.

« La solitude n’est jamais si cruelle que lorsqu’on la ressent tout près de quelqu’un qui a cessé de communiquer », déclare Germaine Greer, écrivaine féministe et commentatrice sociale.

On pense également que la perte d’un rôle, réel ou symbolique, au sein de la famille ou de la communauté peut exacerber le sentiment d’isolement. Imaginons par exemple que vos enfants quittent le nid familial ou que vous perdez votre emploi pour cause de retraite ou de licenciement. Les chercheurs ont démontré que les gens peuvent mieux faire face à la solitude lorsqu’ils connaissent bien leur rôle dans la vie.

Toutefois, notre capacité à établir des liens avec les autres dépend autant de notre état d’esprit que des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Ainsi, nous aurons plus tendance à nous sentir coupés des autres si l’on est déprimé ou si l’on a récemment vécu une séparation ou un deuil – toutes des circonstances où l’on se sent terriblement seul.

Des problèmes peuvent aussi survenir au sein des relations : par exemple, votre partenaire ne peut vous offrir le degré d’intimité dont vous avez besoin parce que vous êtes mal assortis ou vous vous éloignez l’un de l’autre. Comme l’ont fait remarquer John Cacioppo et William Patrick dans leur livre, de Madame Bovary aux Sopranos se sentir misérablement seul au sein d’un mariage est un thème classique de la littérature.

Par ailleurs, une personne pourrait tenter de faire son chemin au sein d’une communauté où elle ne trouve pas sa place pour une raison ou une autre, à cause de différences culturelles ou sur le plan des valeurs. Ces éléments peuvent constituer des entraves à l’amitié et l’empêcher de former des liens avec les autres, lui donnant le sentiment d’être mal à l’aise et de ne pas avoir sa place.

Briser le cycle

Il y a une multitude de raisons pour lesquelles on peut se sentir seul. Cependant, malgré les préjugés trop souvent liés à la solitude, cela ne signifie pas pour autant qu’on est une personne bizarre ou un paria de la société.

Cela peut sembler paradoxal, mais le fait que notre réaction à la solitude exacerbe le problème offre une lueur d’espoir. Si l’on peut apprendre à modifier cette réaction et à atténuer le sentiment de menace ressenti, on a la possibilité de briser ce cycle qui semble sans fin et d’échapper au piège de la solitude, ce qui peut nous aider à renouer avec les autres.

Pour reprendre les propos de John Cacioppo et William Patrick, ce que l’on ressent comme un isolement cellulaire n’a pas à être une condamnation à vie.

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